1 sept. 2015

un jour, un objet:



Aujourd'hui, pour le comptage photographique, deux objets qui font clairement partie de mes indispensables: ma coiffeuse qui me sert quotidiennement puisque j'y range mon maquillage, je l'ai récupérée dans le garage de mes parents et repeinte moi-même, je crois que c'est le fait de l'avoir repeinte qui fait que j'y suis attachée même si elle fait un peu ancienne à mon goût! Et puis ce meuble représente des souvenirs pour moi, quand j'étais petite, c'était la table sur laquelle était posé le vieux téléphone en bakélite marron, celui avec une molette à trou qu'il fallait tourner dix fois et qui faisait ce bruit caractéristique de vieux mécanisme à rouages lorsqu'elle revenait se mettre à sa place, calée contre la petite virgule métallique qui servait de point de départ au doigt! En dessous, il y avait le bottin, un double bottin d'un côté blanc de l'autre côté jaune...

Et puis ma bialetti: Comme toute personne non-minimaliste, avant de m'intéresser à ce que c'était, j'ai eu, comme la plupart des gens, une cafetière électrique à filtre, et puis on pense que ce sera plus pratique alors on achète une machine à dosettes, et pis c'est pas très bon, alors le marketing fait son office et on se persuade qu'il faut avoir la machine de Georges pour avoir enfin du bon café. Alors on achète la machine de Georges et on met l'autre au fond d'un placard (ben parce qu'on a dépensé des sous pour, quand même!) et chaque matin, on remplit sa poubelle de petits emballages en plastique ou en métal et on se dit que quand même c'est pas super bon, mais que c'est le fin du fin, la crème de la crème! C'est mauvais, mais on boit un nespresso, quand même! Et puis un jour peut être, on part en vacances en Italie, et là, c'est la révélation! Le voile se lève, j'aime prendre un ristretto et je me rend compte à quel point le café nespresso est dégueulasse. J'ai l'impression que Georges m'a roulée dans la farine! J'achète une Bialetti dès mon retour en France et je décide d'emmener ma Nespresso chez Easy Cash (parce que je l'ai payée cher, quand même). Le monsieur de chez Easy cash me toise d'un regard narquois en me proposant 15€. Je m'écrie, je m'exclame, je m'esclaffe, je tressaille et je sursaute: Quoi Monsieur? 15€ pour cette merveille de technologie que Georges quand il en boit il est sur la croisette en costard? Monsieur me répond d'un doigt tendu vers le rayon cafetières où j'aperçois des rayonnages pleins de wonder-machines abandonnées, dont plus personne ne veut. Je prend les 15€, et je pars rassurée en me disant que je ne suis pas la seule...