1 août 2015

La dépression post-departum ou comment faire le deuil de ses enfants deux fois par mois...



Comment vous expliquer ce sentiment, cette bouffée d'angoisse quand je remonte chez moi après leur avoir fait un dernier coucou par la lunette arrière de la voiture paternelle... je remonte les escaliers du jardin avec le sourire sur les lèvres, je sens encore la chaleur de leurs câlins et leurs bisous sur mes joues, et puis je passe la porte et je tombe nez-à-nez avec leurs chaussures en désordre, les petits manteaux en double... et là c'est une sensation de vide immense qui m'envahit, leurs traces encore chaudes appuient encore plus fort là où ça fait mal... je ne suis plus là pour m'occuper d'eux. J'ai envie de pleurer.

Tu n'avais qu'à pas partir, me direz-vous, mais c'est inutile car je me le dis souvent. Le problème c'était de choisir entre la peste et le choléra. Je ne subis plus mon ex, j'ai échangé la peine quotidienne contre une terrible douleur bi-mensuelle. Est-ce mieux, moins bien, je ne sais pas. Est-ce que je suis une mauvaise mère de les abandonner ainsi régulièrement? Oui, sûrement. Je m'en veux mais je ne peux pas faire autrement. Tel Prométhée, je me lamente sur l'inépuisable fatalité de la situation.

Voilà, ils sont encore partis et nous n'échangerons plus de câlins, je ne les étreindrais pas d'un regard protecteur, je ne leur donnerais pas de conseils sur la vie. Je dois faire confiance, c'est peut être ça le plus dur. Avoir confiance en eux, confiance dans ceux qui vont les chaperonner.

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